Les cloches
Pendant la construction de l’église (1831-1833), les offices eurent lieu dans un hangar construit pour cela rue des Dames (actuellement rue Georges Gros).Des cloches (étaient –elles celles de l’ancienne église, qui avaient été baptisées en1650 ?), furent installées dans les branches d’un noyer centenaire de la maison Berthier voisine[1].
Le 25 juin 1833, deux nouvelles cloches sont bénites. Elles ont été fondues place Sainte-Anne, permettant de mettre à jour des ossements évoquant la présence de sépultures, malheureusement jamais étudiées.
La plus grosse (1400kgs) a pour parrain Antoine Varin d’Ainvelle, président à la Cour de Besançon, et pour marraine Louise-Anne Veuillot épouse Gauthier (M Gauthier est le maire de Saint-Aubin). Jean Lhomme (11 ans) fils du sabotier, et Françoise Vivier (6ans et demi) fille de cultivateur, furent parrain et marraine de la plus petite cloche (1005kgs)[2].
Il était d’usage qu’à la mort d’un parrain ou marraine, le glas soit sonné pendant toute la durée des funérailles.
Assez rapidement, il fallut remplacer les deux grosses cloches « cassées », les pièces du dossier ne permettant pas de connaitre l’origine de ces défauts : malfaçon, mauvaise qualité du métal ??
La plus grosse cloche a été fondue en 1845. C’est un fondeur de Chaumont en Haute-Marne, Monsieur Joseph Rosier-Poirson, qui s’en charge. Elle pèse 1650 kgs. Baptisée de 27 octobre 1845, elle est appelée« Philippine-Théodore », son parrain étant Théodore Perrodin, vicaire de la paroisse, et sa marraine Philippine Altemer, sœur de l’ancien curé.
En 1857, Monsieur Humbert, fondeur à Morteau, remplace la deuxième cloche fendue elle aussi. Elle pèse 1055 kgs et sera baptisée « Marie-Joséphine »[3].
Aujourd’hui, il y a 2 grosses cloches et 2 petites dans le clocher de Saint-Aubin. Les deux grosses cloches, munies d’une horloge électrique en 1953 (établissement Paget à Morez), sonnent les heures et leur répétition, ainsi que les quarts d’heures entre 7 et 20 heures. A la demande, on peut déclencher diverses sonneries : angélus, glas, etc. Le carillon (les 2 petites cloches), sonne deux fois par jour.
[1] Bulletin paroissial avril 1953
[2] L’ami de saint aubin juillet 1923, janvier 1934
[3] AD 39