Le pont de Cailloux
Il passe au-dessus du fossé dit «Grand Tarreau», l’ancien fossé de ceinture du bourg médiéval, qui est une dérivation du « Cleux ». Le pont tire son nom d’une famille de perruquiers installés à Saint-Aubin vers 1780 : les Cailloux.
On repère ainsi :
- Christophe Cailloux, né à Dole vers 1745, mort à Saint-Aubin en 1814. Il est d’abord perruquier à Petit-Noir, puis s’installe à Saint-Aubin avec sa famille. Christophe semble participer activement à la vie de la commune, il signe comme témoin dans les actes d’état-civil, surtout après 1795, accompagnant la nouvelle municipalité.
- Jean-Baptiste Cailloux (1773-1831) fils de Christophe sera aussi perruquier au même endroit, dans l’atelier familial.
- Jean-Claude Cailloux, fils de Jean-Baptiste, né à Landau en 1807 (son père est-il engagé dans les armées napoléoniennes ?), décédé en 1871. Un seul enfant, François, survivra, et sera commis-voyageur à Dijon.
La famille Cailloux n’a pas donné de descendance à St Aubin, le nom disparaît à la fin du 19ème siècle. Une des filles de Christophe, Bonnaventure, née en 1790, a épousé Jean-Baptiste Berthier.
Au 18ème siècle, la profession de perruquier correspond à celle de coiffeur aujourd’hui, mais inclut aussi les soins du corps : bains, onguents, etc. Les perruques, parfois extravagantes au début du siècle, sont plus modestes dans les années où les Cailloux exercent à Saint-Aubin.
Étonnant ! Remarquez que ce pont est toujours situé près d’un salon de coiffure.